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Apprentissage dans le BTP : la hausse des effectifs suffira-t-elle à combler les départs ?

Apprentissage dans le BTP : la hausse des effectifs suffira-t-elle à combler les départs ?

12 mai 2026 23 min de lecture
Apprentissage BTP formation 2026 : chiffres clés, rémunérations, spécialités porteuses (BIM, rénovation énergétique), rôle des CFA, CCCA BTP et Constructys, et stratégies pour transformer un contrat d’alternance en carrière durable dans le bâtiment.
Apprentissage dans le BTP : la hausse des effectifs suffira-t-elle à combler les départs ?

Apprentissage BTP formation 2026 : une hausse des apprentis qui ne suffira pas sans changement de culture

L’expression « apprentissage BTP formation 2026 » résume un paradoxe discret mais décisif pour le bâtiment. Les effectifs d’apprentis augmentent fortement dans le BTP, alors que les départs en retraite s’accélèrent et que les entreprises peinent toujours à recruter des profils qualifiés pour les métiers du bâtiment et des travaux publics. Pour un étudiant ou un jeune professionnel, comprendre ce calcul démographique est essentiel pour bâtir un projet de formation solide et réaliste.

Dans le bâtiment, la hausse de plus de 36 % du nombre d’apprentis depuis la fin des années 2010 masque une réalité plus rugueuse : les départs massifs de compagnons expérimentés créent un trou de compétences que les seules formations ne combleront pas si l’accueil des apprentis reste fragile. Selon la DARES (enquêtes de conjoncture 2023, synthèse publiée le 15/12/2023 sur travail-emploi.gouv.fr), près de sept entreprises de construction sur dix déclarent des difficultés de recrutement, malgré cette dynamique de l’alternance. La Fédération Française du Bâtiment (FFB, Observatoire des métiers, rapport 2023 disponible sur ffb.fr) confirme ce diagnostic en chiffrant à 68 % la part des entreprises de construction confrontées à des tensions de recrutement. Qu’il s’agisse de petites structures artisanales ou de grands groupes de travaux publics, les postes qualifiés restent difficiles à pourvoir. Le secteur du bâtiment et des travaux publics doit donc traiter l’apprentissage comme un véritable investissement stratégique, et non comme une simple variable d’ajustement de main-d’œuvre.

Pour un apprenti ou une apprentie qui entre en contrat d’apprentissage, la promesse est claire : un salaire indexé sur le SMIC, un statut de salarié et une formation professionnelle diplômante. Les grilles de rémunération dans le BTP prévoient par exemple qu’un apprenti de 16 à 17 ans en première année perçoit 492,22 euros bruts, tandis qu’un apprenti de 26 ans et plus atteint 1 823,03 euros bruts pour 35 heures hebdomadaires, sur la base d’un SMIC mensuel 2024. Ces chiffres rappellent que le contrat d’apprentissage dans le bâtiment est un vrai contrat de travail, avec des droits, des obligations et des perspectives d’évolution vers des métiers BTP variés.

Les centres de formation d’apprentis, les CFA spécialisés dans le BTP, jouent un rôle pivot dans cette dynamique de formation en alternance. Un CFA du bâtiment ou un BTP CFA régional articule la formation en centre et la formation en entreprise, afin que chaque apprenti BTP consolide ses compétences techniques sur chantier. L’alternance entre CFA et entreprise permet aussi de confronter très tôt le projet de formation de l’apprenti aux réalités concrètes des métiers du bâtiment, des travaux publics et de la transition écologique sur les chantiers.

Pourtant, malgré l’engagement des CFA, des réseaux comme CCCA BTP et des opérateurs de compétences comme Constructys, le taux de rétention post-apprentissage reste perfectible. Trop d’apprentis quittent le secteur du BTP après leur diplôme, faute de conditions d’accueil satisfaisantes, de perspectives claires ou de reconnaissance dans les entreprises. Si l’on veut que l’expression « apprentissage BTP formation 2026 » rime avec emplois durables, il faut donc interroger sans détour la manière dont les entreprises du bâtiment encadrent, accompagnent et fidélisent leurs apprentis.

Les actualités du BTP, les BTP actualités publiées par les fédérations professionnelles et les observatoires de branche, confirment cette tension entre besoins massifs de recrutement et difficultés à recruter un apprenti motivé. Les entreprises salariées du secteur, qu’elles soient implantées en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes ou dans la région Alpes Azur, partagent souvent le même constat sur le terrain. Elles disposent de nombreux contrats d’apprentissage ouverts, mais peinent à transformer ces contrats en parcours professionnels stables et attractifs pour les jeunes.

Pour un étudiant qui s’interroge sur une reconversion professionnelle vers les métiers BTP, ces signaux peuvent sembler contradictoires. D’un côté, les formations professionnelles se multiplient, avec des formations métiers orientées vers la rénovation énergétique, le BIM ou la maintenance, et des dispositifs de reconversion soutenus par Constructys. De l’autre, les témoignages d’apprentis et d’anciens apprentis pointent des conditions de travail parfois rudes, un encadrement inégal et des perspectives de progression peu lisibles dans certaines entreprises du bâtiment.

Dans ce contexte, la clé est de traiter son projet de formation comme un véritable projet professionnel, en s’informant finement sur les métiers du bâtiment et des travaux publics visés. Les actualités BTP, les BTP actualités régionales et les sites des réseaux comme CCCA ou CCCA BTP permettent de suivre l’évolution des besoins en compétences et des formations. Un futur apprenti BTP a tout intérêt à comparer les CFA, les BTP CFA et les entreprises d’accueil, plutôt que de signer un contrat d’apprentissage sans vérifier la qualité de l’encadrement proposé.

Spécialités porteuses : efficacité énergétique, BIM et rénovation, le nouveau cœur des métiers BTP

La montée en puissance de la transition écologique transforme en profondeur les métiers BTP et les formations associées. Les entreprises du bâtiment et des travaux publics doivent désormais intégrer la performance énergétique, la sobriété des matériaux et la réduction de l’empreinte carbone dans chaque projet. Pour un apprenti en quête de repères, cela signifie que l’expression « apprentissage BTP formation 2026 » renvoie de plus en plus à des compétences liées à l’efficacité énergétique, au BIM et à la rénovation globale.

Les formations métiers les plus porteuses se situent aujourd’hui à l’interface entre savoir-faire traditionnel du bâtiment et outils numériques avancés. Les licences professionnelles en génie civil et construction, les formations de responsable de chantier ou de conducteur de travaux intègrent désormais la modélisation numérique, la coordination BIM et les outils collaboratifs. Dans ces formations professionnelles, l’apprenti BTP apprend à piloter un projet en intégrant les contraintes de transition écologique, de sécurité et de performance économique, ce qui renforce son employabilité dans les entreprises.

Dans les régions comme la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes ou la zone Alpes Azur, les besoins en rénovation énergétique des bâtiments résidentiels et tertiaires explosent. Les entreprises du bâtiment recherchent des apprentis capables de comprendre un diagnostic énergétique, de participer à un projet de rénovation globale et de dialoguer avec les bureaux d’études. Les contrats d’apprentissage dans ces spécialités offrent souvent des perspectives d’embauche rapides, à condition que l’entreprise d’accueil investisse réellement dans la montée en compétences de ses apprentis.

Les CFA du BTP, les BTP CFA régionaux et les réseaux comme CCCA BTP adaptent progressivement leurs formations à ces nouveaux besoins. On voit apparaître des parcours d’apprentissage BTP centrés sur la performance énergétique, la maintenance des équipements techniques ou la gestion numérique de chantier. Pour un jeune en reconversion professionnelle, ces formations métiers constituent une porte d’entrée pertinente vers des métiers du bâtiment en forte tension, avec un contenu technique renouvelé et des passerelles possibles vers des fonctions de chef de chantier.

Les opérateurs de compétences comme Constructys accompagnent les entreprises dans la définition de leurs besoins en compétences et dans le financement de la formation professionnelle. Une entreprise qui souhaite recruter un apprenti sur un projet de rénovation énergétique peut ainsi construire un projet de formation sur mesure avec son CFA et son OPCO. Cette articulation entre entreprise, CFA et Constructys est déterminante pour que les contrats d’apprentissage débouchent sur des emplois durables, plutôt que sur une simple succession de missions précaires.

Pour choisir une spécialité, un futur apprenti doit regarder au-delà des intitulés de formations et analyser les contenus pédagogiques en détail. Une formation professionnelle qui intègre des modules sur le BIM, la coordination de travaux publics et la transition écologique offrira généralement plus de débouchés qu’un cursus resté centré sur des pratiques anciennes. Les actualités BTP et les BTP actualités publiées par les organisations professionnelles donnent souvent des indications précieuses sur les métiers BTP qui recrutent le plus dans chaque région.

La question du salaire et des conditions de travail reste évidemment centrale dans le choix d’un métier du bâtiment. Les grilles de rémunération des apprentis, indexées sur le SMIC, doivent être mises en regard du coût de la vie dans les régions comme la Nouvelle-Aquitaine ou la Provence-Alpes. Pour mieux comprendre ces enjeux financiers et les écarts entre entreprises, un jeune peut utilement consulter des ressources spécialisées sur la compréhension des tarifs et des pratiques du secteur, par exemple un guide détaillé pour comprendre les tarifs d’un institut du BTP disponible en ligne sur un site dédié aux chantiers.

Enfin, il ne faut pas négliger la dimension très concrète du travail sur chantier, qui reste au cœur des métiers du bâtiment et des travaux publics. Un projet de formation réussi dans le cadre de l’apprentissage BTP suppose d’accepter cette réalité physique, tout en cherchant des entreprises qui valorisent la sécurité, la prévention et la qualité de vie au travail. Les contrats d’apprentissage bien encadrés permettent alors de transformer l’effort quotidien sur les chantiers en véritable capital d’expérience pour la suite de la carrière.

Pour approfondir la dimension opérationnelle des chantiers et la relation avec les entreprises de travaux, un étudiant peut aussi s’intéresser à la manière d’obtenir un devis fiable pour des travaux techniques. Un article détaillé sur la façon d’obtenir un devis de plomberie fiable avec un service spécialisé comme Click & Go Travaux illustre très concrètement la relation entre client, entreprise et technicien sur un projet. Cette compréhension fine des attentes des clients et des contraintes des entreprises est un atout précieux pour tout apprenti qui se projette dans les métiers du bâtiment.

Ce que les apprentis reprochent aux entreprises d’accueil : encadrement, perspectives et respect du contrat

Les témoignages d’apprentis du BTP convergent souvent sur un point sensible : la qualité de l’accueil en entreprise fait la différence entre une expérience formatrice et une désillusion. L’expression « apprentissage BTP formation 2026 » ne prend tout son sens que si le contrat d’apprentissage est respecté dans son esprit, avec un vrai tutorat, des missions progressives et un suivi régulier. Quand ces éléments manquent, les apprentis se sentent parfois réduits à de la main-d’œuvre bon marché, sans reconnaissance ni perspectives claires.

Les principaux griefs portent sur trois dimensions récurrentes dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics. D’abord, un encadrement insuffisant, avec des tuteurs peu disponibles ou peu formés à la pédagogie, ce qui laisse l’apprenti livré à lui-même sur des tâches complexes. Ensuite, des conditions de travail parfois dégradées, où la sécurité, la prévention et la qualité du matériel ne sont pas toujours au niveau attendu pour un jeune en formation professionnelle.

Enfin, beaucoup d’apprentis regrettent un manque de transparence sur les perspectives d’embauche à l’issue du contrat d’apprentissage. Les entreprises annoncent parfois des intentions de recrutement, mais sans formaliser un projet de formation clair ni des critères objectifs de passage en CDI. Dans ce contexte, les contrats d’apprentissage successifs peuvent donner le sentiment d’une précarité prolongée, surtout pour les jeunes en reconversion professionnelle qui misent tout sur leur retour dans les métiers BTP.

Les CFA du BTP, les BTP CFA régionaux et les réseaux comme CCCA BTP ont un rôle clé pour réguler ces situations et défendre la qualité de l’apprentissage. Ils peuvent intervenir auprès des entreprises pour rappeler les obligations liées au contrat, ajuster le projet de formation de l’apprenti ou proposer un changement d’entreprise d’accueil si nécessaire. Les actualités BTP relayent d’ailleurs de plus en plus souvent des initiatives de médiation entre CFA, entreprises et apprentis, afin de sécuriser les parcours dans le bâtiment.

Pour un étudiant ou un jeune professionnel, il est crucial de poser les bonnes questions avant de signer un contrat d’apprentissage dans une entreprise du bâtiment. Qui sera le tuteur, combien de temps pourra-t-il consacrer à l’accompagnement, quelles missions concrètes seront confiées au fil du projet, quelles formations internes complèteront la formation en CFA ? Un apprenti BTP doit aussi vérifier que l’entreprise respecte les règles de sécurité, fournit les équipements de protection individuelle et organise des temps d’échange réguliers sur l’avancement de la formation.

Les opérateurs comme Constructys et les réseaux CCCA peuvent également aider à clarifier les droits des apprentis et les engagements des entreprises. Ils rappellent que l’apprentissage BTP n’est pas seulement un moyen de recruter un apprenti à moindre coût, mais un investissement dans la montée en compétences des futurs professionnels du bâtiment. Les entreprises salariées qui prennent au sérieux cette dimension de formation professionnelle obtiennent généralement de meilleurs résultats en termes de fidélisation et de qualité des chantiers.

Pour les jeunes en reconversion professionnelle, la vigilance doit être encore plus grande, car ils engagent souvent un projet de formation ambitieux après une première carrière. Une reconversion vers les métiers du bâtiment ou des travaux publics suppose de vérifier la solidité du CFA, la qualité des formateurs et la réputation des entreprises partenaires. Les BTP actualités régionales, les forums d’anciens apprentis et les réseaux sociaux professionnels peuvent fournir des retours d’expérience précieux sur les pratiques d’accueil des entreprises.

Il existe aussi des ressources en ligne pour mieux comprendre les dispositifs de financement et les possibilités d’accès gratuit ou quasi gratuit à la formation BTP. Un guide détaillé sur la manière d’accéder gratuitement à une formation BTP avec un institut spécialisé permet par exemple de clarifier les droits à la formation, les aides publiques et les prises en charge par les OPCO. Pour un apprenti ou un candidat à la reconversion professionnelle, ces informations sont déterminantes pour construire un projet réaliste, sans sous-estimer le coût réel de la formation et de la vie quotidienne.

Dans ce paysage complexe, l’expression « apprentissage BTP formation 2026 » doit être comprise comme un contrat tripartite entre l’apprenti, le CFA et l’entreprise. Chacun a une responsabilité dans la réussite du projet : l’apprenti par son engagement, le CFA par la qualité de la pédagogie, l’entreprise par l’encadrement et le respect du contrat. Quand cet équilibre est trouvé, les métiers du bâtiment et des travaux publics offrent des trajectoires professionnelles solides, avec des possibilités d’évolution vers des postes de chef de chantier, de conducteur de travaux ou de responsable de projet.

Comment améliorer la rétention post apprentissage : du premier contrat aux carrières durables dans le BTP

La question centrale n’est plus seulement de recruter un apprenti, mais de transformer l’essai en emploi durable dans le BTP. L’expression « apprentissage BTP formation 2026 » doit donc être associée à une stratégie de rétention, qui commence dès la signature du premier contrat d’apprentissage. Pour un étudiant ou un jeune professionnel, l’enjeu est de choisir des entreprises et des CFA qui pensent la carrière au-delà du diplôme, et pas uniquement la main-d’œuvre à court terme.

Les entreprises du bâtiment qui réussissent à fidéliser leurs apprentis ont généralement plusieurs points communs observables. Elles construisent un projet de formation individualisé, en lien étroit avec le CFA et l’apprenti, en définissant des objectifs de compétences clairs à chaque étape du contrat. Elles proposent aussi des perspectives d’évolution explicites, en expliquant comment un apprenti BTP peut devenir chef d’équipe, chef de chantier ou technicien de maintenance après quelques années d’expérience.

La transparence sur les salaires et les conditions de travail joue également un rôle majeur dans la rétention des apprentis. Les grilles de rémunération indexées sur le SMIC, avec un SMIC horaire brut fixé à 12,02 euros et un SMIC mensuel à 1 823,03 euros pour 35 heures, doivent être expliquées clairement dès le début du contrat. Les entreprises qui détaillent l’évolution de la rémunération entre la première et la troisième année d’apprentissage, ainsi que les perspectives salariales après embauche, créent un climat de confiance propice à l’engagement.

Les CFA du BTP et les réseaux comme CCCA BTP peuvent renforcer cette dynamique en intégrant davantage de modules sur la gestion de carrière, la négociation salariale et la compréhension des droits sociaux. Une formation professionnelle qui prépare aussi à ces dimensions sociales et économiques aide les apprentis à se projeter dans la durée dans les métiers BTP. Les actualités BTP et les BTP actualités peuvent relayer des exemples de bonnes pratiques d’entreprises qui ont mis en place des parcours d’intégration et de fidélisation réussis.

La transition écologique offre par ailleurs une opportunité unique pour structurer des carrières longues dans le bâtiment et les travaux publics. Les projets de rénovation énergétique, de construction bas carbone ou de maintenance des infrastructures nécessitent des compétences qui se construisent sur plusieurs années, au-delà du seul contrat d’apprentissage. Un apprenti qui s’engage dans une formation métiers orientée vers ces enjeux peut ainsi envisager une progression continue, en accumulant des certifications et des responsabilités sur des projets de plus en plus complexes.

Pour les personnes en reconversion professionnelle, la clé est de choisir des formations BTP qui articulent clairement l’avant et l’après apprentissage. Un projet de formation réussi doit prévoir non seulement l’obtention du diplôme, mais aussi l’accompagnement vers l’emploi, le suivi en début de carrière et les possibilités de formation continue. Les opérateurs comme Constructys, les CFA et les entreprises peuvent co-construire ces parcours, en tenant compte des contraintes spécifiques des adultes en reconversion professionnelle.

Les régions comme la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes ou la zone Alpes Azur offrent des exemples intéressants de coopérations territoriales entre CFA, entreprises et acteurs publics. Des plateformes régionales d’actualités BTP mettent en avant des initiatives de tutorat renforcé, de parrainage entre anciens apprentis et nouveaux entrants, ou de passerelles entre différents métiers du bâtiment. Ces dispositifs contribuent à sécuriser les parcours, en évitant les ruptures de contrats et les sorties précoces du secteur.

Pour un étudiant ou un jeune professionnel, la meilleure stratégie consiste à aborder l’apprentissage BTP comme un premier chapitre de carrière, et non comme une parenthèse. Cela implique de choisir des formations professionnelles qui intègrent les enjeux de transition écologique, de transformation numérique et de vieillissement des effectifs, plutôt que de se limiter à des compétences techniques figées. En s’appuyant sur les CFA, les BTP CFA, les réseaux CCCA et les ressources d’information spécialisées, chacun peut construire un projet de formation cohérent avec les besoins réels des entreprises du bâtiment.

Les écoles et les CFA ont enfin une responsabilité particulière pour préparer les apprentis à devenir des acteurs de changement dans leurs entreprises. En les formant aux outils numériques, à la coordination de projet et à la communication avec les clients, ils renforcent leur capacité à peser sur l’organisation du travail et sur la qualité des chantiers. C’est à cette condition que l’expression « apprentissage BTP formation 2026 » pourra rimer avec carrières durables, innovation et attractivité retrouvée pour les métiers du bâtiment et des travaux publics.

Chiffres clés et repères pratiques pour choisir son apprentissage dans le BTP

Pour un lecteur qui cherche des repères concrets, quelques chiffres structurent le paysage de l’apprentissage dans le BTP. Le SMIC horaire brut est fixé à 12,02 euros, soit 1 823,03 euros mensuels pour 35 heures hebdomadaires, ce qui sert de base au calcul des salaires des apprentis. Les salaires des apprentis dans le BTP sont calculés en pourcentage du SMIC, variant selon l’âge et l’année d’exécution du contrat.

Par exemple, un apprenti de 16 à 17 ans en première année perçoit 492,22 euros, tandis qu’un apprenti de 26 ans et plus perçoit 1 823,03 euros, ce qui illustre l’écart de rémunération selon l’âge et la progression dans la formation. Ces montants rappellent que le contrat d’apprentissage dans le bâtiment est un véritable contrat de travail, avec une rémunération garantie et des droits sociaux associés. Pour un étudiant ou un jeune en reconversion professionnelle, il est donc essentiel d’intégrer ces données dans le calcul de son budget de vie pendant la formation.

Les tendances actuelles montrent que les formations en apprentissage dans le BTP continuent de se développer, avec des programmes comme la licence professionnelle en génie civil et construction. Ces formations visent à former des cadres intermédiaires capables de maîtriser les outils numériques de modélisation et de calcul, tout en pilotant la sécurité et l’organisation des chantiers. Pour un apprenti BTP, ces cursus offrent une passerelle vers des fonctions de responsable de chantier ou de conducteur de travaux, avec des perspectives d’évolution intéressantes.

La structure même de l’apprentissage dans le BTP repose sur l’alternance entre formation en centre et formation en entreprise. Cette alternance permet aux apprentis de devenir salariés tout en préparant un diplôme, ce qui constitue un atout majeur pour l’insertion professionnelle. Les entreprises du bâtiment privilégient cette voie, car elle assure une immersion rapide dans le monde du travail et une adaptation progressive aux exigences des chantiers.

Pour choisir un CFA ou un BTP CFA, un étudiant doit examiner plusieurs critères concrets, au-delà de la seule localisation géographique. La qualité des plateaux techniques, l’expérience des formateurs, les partenariats avec les entreprises locales et le taux d’insertion des anciens apprentis sont des indicateurs déterminants. Les réseaux comme CCCA BTP, les opérateurs de compétences comme Constructys et les actualités BTP régionales fournissent souvent des informations utiles pour comparer les offres de formation.

Les métiers BTP les plus porteurs se situent aujourd’hui dans les domaines de la rénovation énergétique, de la maintenance des infrastructures et de la gestion numérique des projets. Un projet de formation orienté vers ces spécialités augmente les chances de trouver un emploi durable après le contrat d’apprentissage, surtout dans les régions dynamiques comme la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes ou la zone Alpes Azur. Les entreprises salariées de ces territoires recherchent des profils capables de combiner savoir-faire traditionnel du bâtiment et maîtrise des outils numériques.

Pour un jeune qui hésite encore entre plusieurs métiers du bâtiment, il peut être utile de réaliser des stages d’observation ou des périodes de mise en situation en milieu professionnel avant de s’engager dans un contrat d’apprentissage. Ces expériences courtes permettent de tester la réalité du terrain, de vérifier l’adéquation entre ses attentes et les contraintes du métier, et de préciser son projet professionnel. Elles offrent aussi l’occasion de rencontrer des entreprises et de préparer un futur contrat d’apprentissage dans de meilleures conditions.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’importance de l’information continue pour ajuster son projet de formation au fil du temps. Les BTP actualités, les sites des fédérations professionnelles, les ressources pédagogiques des CFA et les guides pratiques sur la formation BTP constituent un écosystème d’information précieux. En restant attentif à ces signaux, un apprenti ou un candidat à la reconversion professionnelle peut adapter son parcours, saisir de nouvelles opportunités de formation et construire une carrière solide dans les métiers du bâtiment et des travaux publics.

Chiffres clés de l’apprentissage dans le BTP

  • Le SMIC horaire brut est fixé à 12,02 euros, soit 1 823,03 euros mensuels pour 35 heures hebdomadaires, ce qui sert de base au calcul des salaires des apprentis dans le BTP (données issues des minima conventionnels du secteur, 2024).
  • Les salaires des apprentis dans le BTP sont calculés en pourcentage du SMIC, avec par exemple 492,22 euros bruts pour un apprenti de 16 à 17 ans en première année, contre 1 823,03 euros bruts pour un apprenti de 26 ans et plus, ce qui illustre la progression de la rémunération avec l’âge et l’expérience.
  • Le nombre d’apprentis dans le bâtiment a augmenté de plus de 36 % depuis la fin des années 2010, alors que 68 % des entreprises de construction déclarent encore des difficultés de recrutement, selon les enquêtes de conjoncture de la DARES (2023) et les analyses de la FFB (Observatoire des métiers, rapport 2023), ce qui montre que la hausse des effectifs en apprentissage ne suffit pas à compenser les départs en retraite et le vieillissement des équipes.
  • Les formations en apprentissage de niveau licence professionnelle en génie civil et construction se développent, avec des parcours centrés sur la maîtrise des outils numériques de modélisation et de calcul, afin de répondre aux besoins croissants en compétences BIM et en gestion de chantier.
  • Les formations de responsable de chantier BTP en apprentissage, d’une durée de deux ans, préparent à des postes de chef de chantier ou de conducteur de travaux, en combinant formation en centre et expérience en entreprise, ce qui renforce l’employabilité des diplômés dans les métiers du bâtiment et des travaux publics.